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Linda Koeleman

Responsable de la réussite des clients

API Adresse BAN : ce qui change avec la Géoplateforme, et comment migrer

2026-07-26

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API Adresse BAN : ce qui change avec la Géoplateforme, et comment migrer

Si votre application interroge encore api-adresse.data.gouv.fr, elle s'appuie sur un point d'entrée qui n'est plus le bon. L'API Adresse de la Base Adresse Nationale a été transférée de la DINUM à l'IGN, le service est désormais rendu par la Géoplateforme, et la redirection mise en place pendant la transition a pris fin.

Cet article fait le point sur ce qui change, ce qu'il faut modifier dans votre code, et les questions que la migration vous oblige à vous poser sur le long terme.

Ce qui a changé, en résumé

Trois choses, dans l'ordre chronologique :

  1. Le porteur du service a changé. L'API Adresse, historiquement opérée par la DINUM et Etalab, est passée à l'IGN, qui l'a intégrée à son offre Géoplateforme.
  2. Le point d'entrée a changé. Le domaine historique a d'abord été redirigé vers le nouveau service, puis la redirection a été arrêtée. Une intégration qui n'a pas été mise à jour ne reçoit plus de réponse utile.
  3. Le périmètre fonctionnel n'est pas strictement identique. Le nouveau service a été conçu comme iso-fonctionnel sur le géocodage unitaire, mais certaines fonctions périphériques très utilisées, en particulier le géocodage de fichiers CSV en masse, n'ont pas toutes suivi au même rythme.

Le point trois est celui qui surprend le plus. Beaucoup d'équipes n'utilisaient pas l'API pour du temps réel mais pour géocoder un export une fois par mois, et c'est précisément cet usage qui a été le plus perturbé.

Vérifier si vous êtes concerné

Cherchez ces chaînes dans votre code, vos scripts et vos notebooks :

  • api-adresse.data.gouv.fr
  • adresse.data.gouv.fr/search
  • tout appel /search/csv ou /reverse/csv

Regardez aussi ailleurs que dans l'application principale : les scripts d'import, les tâches planifiées, les classeurs de l'équipe data et les intégrations no-code sont les endroits où ces URL survivent le plus longtemps. Un appel qui échoue silencieusement dans un batch mensuel peut passer inaperçu pendant un trimestre.

Migrer vos appels

Le travail de migration se résume le plus souvent à trois gestes :

Changer l'URL de base vers le service de géocodage de la Géoplateforme, en conservant la logique de requête (recherche plein texte, filtres, géocodage inverse).

Revérifier le format de réponse plutôt que de le supposer identique. Même avec une conception iso-fonctionnelle, les noms de champs, la structure des propriétés et surtout le calcul du score méritent un test sur un échantillon représentatif de vos adresses, pas seulement sur trois exemples parisiens.

Traiter le cas du traitement par lot. Si vous dépendiez du géocodage CSV, décidez maintenant : découper le fichier en appels unitaires en respectant les quotas, passer par un outil tiers, ou basculer sur une API commerciale qui offre le traitement en masse comme fonction normale.

Le score, ce faux ami

Une remarque qui vaut pour l'ancienne comme pour la nouvelle API : le score renvoyé n'est pas une probabilité d'exactitude. C'est une mesure de la qualité de la correspondance entre ce que vous avez envoyé et ce que le moteur a trouvé de plus proche.

Une adresse mal saisie peut donc obtenir un bon score sur une voie voisine, et une adresse parfaitement correcte dans un lotissement récent peut obtenir un score médiocre. Si votre code contient un seuil du type « au-dessus de 0,8, on accepte », vérifiez qu'il a été calibré sur vos données réelles et pas repris d'un article de blog.

Ce que la migration révèle sur votre dépendance

Une migration forcée est un bon moment pour se poser une question qu'on repousse d'habitude : que se passe-t-il pour votre activité quand ce service s'arrête, change ou ralentit ?

Le service public d'adressage français est de grande qualité et gratuit, ce qui en fait un choix par défaut parfaitement raisonnable. Mais il vient avec des caractéristiques qu'il faut assumer :

  • Des quotas de débit pensés pour un usage collectif, que la saisie assistée d'un site à fort trafic peut atteindre.
  • Aucun engagement de service contractuel. Pas de SLA, pas de support avec une garantie de délai.
  • Un périmètre national. La BAN couvre la France. Vos clients belges, allemands ou espagnols ne s'y trouvent pas.
  • Une gouvernance qui peut évoluer, comme cette migration vient précisément de le démontrer.

Rien de tout cela n'est un défaut : c'est ce qu'est un service public de données de référence. La question est de savoir si votre usage rentre dans ce cadre.

Quand une API commerciale se justifie

Trois situations où le calcul penche clairement :

Vous vendez hors de France. Le jour où le tunnel de commande doit traiter une adresse belge ou allemande, vous devez soit ajouter une deuxième intégration avec un autre format de réponse, soit prendre une API qui couvre les deux. La deuxième option coûte moins cher en temps de développement, et surtout en maintenance.

L'adresse est sur le chemin critique du chiffre d'affaires. Si une API indisponible signifie des commandes perdues, vous avez besoin d'un engagement de disponibilité et d'un interlocuteur.

Vous traitez du volume, en temps réel ou en masse. Les quotas publics et le traitement par lot deviennent alors le sujet principal.

Ce que propose Pro6PP

Pro6PP couvre la France avec la complétion et la validation d'adresse, la suggestion à la saisie, le géocodage inverse, la recherche par zone et le calcul de distance. La même API et le même format de réponse couvrent les Pays-Bas, la Belgique, l'Allemagne, le Luxembourg, le Danemark, l'Autriche, la Suisse, l'Espagne et le Royaume-Uni.

Le code d'exemple, les paramètres et le format de réponse se trouvent dans la documentation développeur.

Pour le contexte général de l'adresse en France, notre guide des API d'adresse fait le tour du sujet. Et si votre besoin porte surtout sur les coordonnées, l'article sur l'API de géocodage entre dans le détail des deux sens de conversion.

Questions fréquentes

L'API Adresse de la BAN est-elle toujours gratuite ?

Oui. Le service reste public et gratuit, avec des quotas d'usage. Ce qui a changé, c'est l'opérateur et le point d'entrée, pas le modèle économique.

Mon ancienne URL api-adresse.data.gouv.fr fonctionne-t-elle encore ?

Non. Elle a d'abord été redirigée vers le nouveau service pendant la transition, puis la redirection a été arrêtée. Les intégrations doivent pointer vers le service de géocodage de la Géoplateforme.

Le géocodage de fichiers CSV est-il toujours disponible ?

C'est le point à vérifier en premier selon votre usage, car cette fonction très employée n'a pas suivi la migration au même rythme que le géocodage unitaire. Si vous en dépendez pour un traitement récurrent, prévoyez une solution de repli.

Faut-il abandonner la BAN au profit d'une API payante ?

Pas nécessairement. Pour un usage français, à volume modéré et sans exigence de disponibilité, le service public suffit. Le calcul change si vous vendez à l'étranger, si l'adresse est critique pour votre chiffre d'affaires, ou si vous traitez du volume.

Comment tester la migration sans risque ?

Prenez un échantillon représentatif de vos adresses réelles, pas seulement des adresses de grandes villes : incluez des lieux-dits, des communes fusionnées, des logements neufs et des adresses avec complément. Comparez les résultats ancien et nouveau service champ par champ avant de basculer.

Pour aller plus loin